Par les temps qui courent, tout le monde veut sauver sa bâtisse. Les Chevaliers de Colomb, les paroissiens de Saint-Martin de Tours et les dirigeants du CPE Premier Pas, qui veulent préserver l’ancienne chapelle de l’École des Indiens.
Ouf ! On a pas fini ! Car c’est la “charité publique” qui sera largement sollicitée dans ces trois cas, ou, à tout le moins, des fonds publics.
Héritées d’un passé glorieux et bien nanti, les bâtisses en question, soit le Community Club, les églises Marie-Médiatrice, Saint-Zéphirin et celle des autres petites paroisses, malgré tous les efforts déployés par les bénévoles, ainsi que la chapelle de l’École des Indiens, appartiennent à notre passé.
L’émotion gagne ceux qui parlent de l’avenir de ces bâtisses, comme ceux qui se remémorent leur passé.
Mais qu’en est-il du présent ? Ah oui ! C’est vrai, nous traversons une époque où le présent est “absent” , trop habitués que nous sommes à penser à la composition du souper avant même d’avoir déjeuné.
Il est temps de “freiner”, de prendre un portrait véritable de la situation, de donner l’heure juste et de penser que si tout le monde tire en même temps sur la même cible, il s’y trouvera plus de trous qu’autre chose.
Car n’oubliez pas, Chevaliers, paroissiens et dirigeants du CPE Premier Pas, que pendant que vous solliciterez vos braves concitoyens, que les autres organisations et organismes continueront de viser le même mode de financement. Certains devront faire un choix entre sauver la brique, ou aider la cause du cancer ; payer le chauffage d’une vieille bâtisse, ou appuyer les Cadets de l’air ou les membres du Club Lions ; préserver une église, ou aider les démunis…
Il faut se rendre à l’évidence. Nous traversons une période économique instable, qui nous force à sécuriser notre famille avant tout.
La charité publique est “au bouchon”. Pas une semaine ne se passe sans que l’on soit sollicités ; à la Caisse Pop, sur le mail des Galeries La Tuque, à la sortie du IGA, partout où il nous reste quelques dollars dans le fond de notre portefeuille…
Sans juger des causes, je me dis quand même holà !
Il y a un poète du nom de Claude Péloquin qui a écrit sur la muraille du Grand théâtre de Québec : “Vous êtes pas tannés de mourir bande de caves ?” Dans mon cas ça me tente plus de vous demander : “Vous êtes pas tannés de vous faire quêter… ?”
M. Mercier, je partage votre opinion sur le nombre de sollicitations dans notre ville. Vous avez tout à fait raison, mais par contre nous avons le choix de donner, de nous impliquer dans une cause et de la défendre quitte à “quêter”. Mais une des raisons qui obligent des gens à solliciter votre générosité c’est le désengagement de l’État. Les sollicitations faites par des Fondations telles que la Fondation de l’école Champagnat, la Fondation du Centre de Santé n’est-ce pas le plus bel exemple du désengagement de l’État.
Triste réalité mais elle est présente et je crois qu’elle le sera encore plus avec la menace de récession qui pointe à l’horizon.
Alors pour terminer mon cher Mercier, si vous trouvez que nous sommes trop sollicités alors faites comme moi choisissez vos causes.
P. S. Je demeure pareil un de vos fidèles lecteurs et j’apprécie votre collaboration au Tam-Tam.
Salut André