Le Centre d’activités populaires et éducatives (CAPE) apprenait récemment que son financement annuel a été augmenté de 5 000 $ par année. En soi, il s’agit d’une bonne nouvelle. Toutefois, il reste encore un effort appréciable à faire pour permettre à l’organisme de remplir pleinement sa mission auprès des adultes peu alphabétisés de La Tuque.
En effet, le sous-financement du CAPE ne permet pas de consolider les emplois en éducation populaire (alphabétisation, initiation à l’informatique, développement de projets individuels et de groupe) : 3 employés sur 4 sont à temps partiel et l’organisme doit fermer durant la période estivale. Cette précarité favorise notamment le roulement du personnel, nuit à l’amélioration des services et au développement de nouvelles activités nécessaires pour lutter sérieusement contre l’analphabétisme. En outre et en dépit des revendications répétées du Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ), l’indexation des subventions annuelles n’a pas été obtenue.
Le CAPE joint sa voix à celle des autres groupes membres du RGPAQ pour réclamer l’indexation annuelle de son financement de base, et ce, dès 2008-2009. Ne pas indexer, c’est laisser le financement des groupes se dégrader encore d’année en année. Le CAPE réclame aussi que le prochain plan d’action en matière d’éducation des adultes et de formation continue accorde une priorité à la lutte contre l’analphabétisme et que celle-ci se traduise par de nouveaux investissements pour les groupes d’alphabétisation populaire et des adultes peu alphabétisés.
Françoise Lathoud
Coordonnatrice
819 523-7533